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QU'EST QUE LA LANGUE BRETONNE ?

Origine et situation
Le breton (Ar Brezhoneg) est une langue d'origine celtique tout comme le Gallois, le Gaelique,... En particulier, elle fait partie de la même branche que le Gallois, la branche britonnique. Elle est parlée essentiellement dans l'ouest de la Bretagne. Pour les francophones non français, voici une carte de l'Europe situant la Bretagne (Breizh en Breton) : (carteN°1)
Il ne faut surtout pas confondre le Breton avec le Gallo qui elle est une langue romane apparentée au Français et parlée dans l'Est de la Bretagne.
Comme le montre la carte, la frontière linguistique orientale du Breton a reculé au cours de l'Histoire au fur et à mesure qu'augmentait l'influence de notre puissant voisin francophone. De même, sous l'influence des media, le gallo s'est francisé. soumirent les Bretons. Mais contrairement aux Celtes du continent (Gaulois) les Bretons surent conserver leur langue .


Histoire de la langue Bretonne
L'histoire de la langue bretonne commence avec l'apparition des Bretons dans l'île de Bretagne au 6ème siècle avant JC. Ces peuples celtes succédaient ainsi aux Goidels (ou Gaels) et aux Pictes. Après la vaine tentative d'invasion de la Bretagne par César en 56 avant JC, c'est un siècle plus tard, en 60, que les Romains prirent pied dans l'île et à la chute de l'empire romain des vagues successives de bretons émigrèrent en Armorique et y fondèrent des royaumes qui bientôt s'unirent sous Nominoe contre l'ennemi frank (845 bataille de Ballon). Dans l'ile de Bretagne les royaumes bretons s'écroulaient peu à peu sous la poussée saxonne, et leurs combats donnèrent naissance à la légende arthurienne. Cette langue bretonne ancienne, ou brittonique, que l'on parlait du sud de l'Ecosse à l'embouchure de la Loire (de Dumbarton à St Nazaire) se divisa alors en 3 branches: le gallois et le cornique dans l'île, et le breton proprement dit sur le continent, d'où disparaissait le gaulois.

Du brittonique au breton
L'histoire de la langue bretonne se divise en 3 périodes :
1. celle du vieux breton avant l'an 1000 ; de cette époque (fin du VIII ème siècle) date le plus ancien manuscrit en langue bretonne, conservé à Leyde (Pays-Bas), antérieur de près d'un siècle au plus ancien texte répertorié en français ;
2. celle du moyen breton, de l'an 1000 au XVII ème siècle, qui verra l'édition du Catholicon de Jehan Lagadeuc, premier dictionnaire breton-français-latin en 1499 ;
3. celle du breton moderne, qu'illustrera au XIX ème la parution du Barzaz Breiz de La Villemarqué (1849).
Au début du 20 ème siècle, la littérature s'honorera des noms de Malmanche pour le théâtre et de Kalloc'h pour la poésie. Puis le mouvement GWALARN, fondé par Roparz Hemon, sera à l'origine d'une littérature bretonne moderne, avec le conteur Jakez Riou et les romanciers Abeozen et Youenn Drezen. Après la dernière guerre la revue littéraire Al Liamm reprend le flambeau de Gwalarn et continue , avec d'autres, la publication des œuvres de nouveaux écrivains .

Le Breton Moderne
En 1908 eu lieu la première unification orthographique, celle des 3 dialectes de Cornouaille, Leon et Tregor (KLT), alors que le Vannetais conservait sa graphie. En 1941 eu lieu une deuxième unification orthographique avec les Vannetais (KLTG). Cette orthographe unifiée est celle qui est aujourd'hui adoptée par la grande majorité des publications et des enseignants de breton. Elle est caractérisée par l'emploi, du zh, dans Breizh et brezhoneg par exemple.

Statut du breton dans l'éducation
En 1951, la loi Deixonne autorisait l'enseignement du breton , jusque là interdit. En 1976 était créée la première école maternelle DIWAN, avec une 1/2 douzaine d'élèves. Diwan scolarise en 1994 plus de 1500 élèves de la maternelle au collège, et prévoit l'ouverture de nouvelles écoles et collèges tout en préparant l'ouverture d'un lycée. En 2000, l'association compte un lycée et trois collèges. En 1978 l'enseignement du breton était autorisé comme LV2, puis comme LV3 en 1982. En 1981 la licence de breton était créée, en 1986 le CAPES, mais il fallait attendre 1989 pour obtenir la création du DEUG. En 1993 les gouvernements français successifs, de gauche et de droite, refusent de signer la Charte Européenne des Langues Minoritaires et de reconnaître les Droits Linguistiques des bretons. Après ceux de Diwan, les collégiens de la filière bilingue du collège Charles Le Goffic de Lannion se sont vu refuser le droit de passer l'épreuve d'histoire et géographie du brevet des collèges en breton.

Dans les Médias
S'il existe des émissions de radio et de télévision en breton il n'y a toujours pas de chaînes émettant en breton, comme en gallois au Pays de Galles par exemple. À la radio des chaînes locales diffusent plusieurs heures de breton par semaine, mais sans perspectives de développement. À la télévision moins d'une heure hebdomadaire, régulièrement diminuée à l'occasion d'événements sportifs, est loin de satisfaire le public bretonnant. Il n'existe pas d'émissions pour enfants ni pour les personnes apprenant la langue.

Dans la vie publique
Il n'y a pas de statut officiel pour le breton dans la vie publique. Et le fait que tous les gouvernements, de gauche ou de droite, ont toujours refusé l'idée même d'un débat au Parlement sur un statut des langues dites "régionales" en dit long sur le degré d'ouverture des pouvoirs publics sur un tel sujet. D'après la Constitution (revisée) de la Vème République, "le français est la langue de la République". La langue bretonne serait donc un anachronisme de l'Ancien Régime, et l'on se souviendra du discours de Barrère à la Convention : "la superstition parle bas-breton". Le français bénéficie donc, contrairement au breton qui n'existe pas légalement,de la protection de la constitution et des lois, car si tous les citoyens sont égaux, une seule langue est plus égale que les autres. La loi de 1975 qui protège le français est utilisée contre le breton, comme d'ailleurs jusqu'ici l'édit royal de Villers-Cotterets de 1539, par les tribunaux républicains d'aujourd'hui. L'utilisation de la langue bretonne dans les documents juridiques et commerciaux, ainsi que dans la publicité est contraire à la loi française. Les factures ou les affiches de festoù-noz en breton sont donc illégales.

L'hymne national breton s'appelle "Bro gozh ma zadoù" (Vieux pays de mes ancêtres). La musique est inspirée du chant national gallois "Hen Wlad fy Nhadau". 

 

 Nous Bretons de cœur, nous aimons notre vrai pays ! Ni Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro !
 L'Arvor est renommée à travers le monde ! Brudet eo an Arvor dre ar Bed tro-dro !
 Sans peur, au cœur de la guerre, nos ancêtres si bons Dispont e kreiz ar brezel, hon tadoù ken mad
 Versèrent leur sang pour elle. A skuilhas eviti o gwad.

 Refrain Diskañ
 O Bretagne, mon pays, que j'aime mon pays ; O Breizh ! Ma Bro ! Me 'gar ma Bro ;
 Tant que la mer comme un mur d'elle, Tra ma vo 'r mor 'vel mur 'n he zro,
 Sois libre mon pays ! Ra vezo digabestr ma Bro !

 Bretagne, terre des vieux Saints, et terre des Bardes ; Breizh, douar a Sent kozh, douar ar Varzhed ;
 Il n'est d'autres pays au monde que j'aime autant ; N'eus Bro-all a garan kement 'barzh ar Bed ;
 Chaque montagne, chaque vallée est chère dans mon cœur ; Pep menez, pep traonienn d'am c'halon 'zo ker ;
 En eux dorment plus d'un Breton héroïque ! Enno 'kousk meur a Vreizhad ter !

 Les Bretons sont des gens durs et forts ; Ar Vretoned a zo tud kalet ha kreñv ;
 Aucun peuple, sous les cieux n'est aussi ardent ; N'eus pobl ken kalonek a-zindan an neñv ;
 Complainte triste, aux sons harmonieux s'élèvent en eux; Gwerz trist, son didius a ziwan eno ;

 Si autrefois Bretagne, tu as fléchi durant les guerres, Mard eo bet trec'het Breizh er brezelioù bras,
 Ta langue est restée vivante à jamais, He yezh a zo bepred ken bev ha biskoazh,
 Son cœur ardent tressaille encore pour elle, He c'halon a lamm c'hoazh 'n he c'hreiz,
 Tu es réveillée maintenant ma Bretagne ! Dihunet out bremañ, ma Breizh !

Ya d'ar brezhoneg

La charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 7 mars 2007 et a obtenu le label de niveau 2 de la charte en 2013.

 

Enseignement

la filière bilingue à l’école publique

 Sur le fait d’être bilingue, il faut savoir que maîtriser une seconde langue permet, entre autres, aux enfants :

  • de découvrir de nouveaux horizons, de comparer des manières de voir grâce à l’ouverture d’esprit que leur procure la découverte de deux cultures ;
  • d’apprendre les autres langues plus rapidement, ainsi que les autres matières, s’ils sont inscrits dès leur plus jeune âge.

    Inscrire un enfant en filière bilingue offre en outre :

  • la chance d’apprendre dans des classes à petits effectifs (pas plus de 15 enfants par classe) ;

  • un apprentissage précoce de l’autonomie et de l’entraide grâce au multi-niveau.

 

Les parents qui ne parlent pas breton (comme la majorité des parents dont l’enfant est inscrit en classe bilingue) n’ont pas d’inquiétude à avoir : les enfants deviennent facilement bilingues même si le breton n’est pas parlé à la maison.

A la prochaine rentrée, il manque 1 ou 2 élèves pour ouvrir la deuxième classe.

Les parents intéressés peuvent contacter l’école publique (02 98 71 41 64) ou l’association des parents de la classe bilingue – Div Yezh Kerien (Virginie Bacus au 06 51 77 05 50).

 

Patrimoine Naturel

Commune limitrophe de la Cornouaille finistérienne, Querrien s’étale sur 5400 ha et présente un relief transitoire vallonné entre les montagnes noires au nord et la vallée de l’Isole au sud. Son territoire délimité par trois rivières (Ellé, Isole, Naïc) offre des paysages diversifiés avec des coteaux et des fonds de vallée particulièrement boisés à l’image du site naturel remarquable des « Roches du Diable ».

De nombreux vestiges historiques témoignent du passé et un patrimoine religieux remarquable mérite le détour et contribue à valoriser plusieurs circuits de randonnées.

Si l’agriculture, avec ses 30 exploitations constitue la principale richesse économique, l’artisanat, le commerce local et les services de proximité assurent également les besoins essentiels des 1740 résidents.

 

 

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