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Querrien vient de saint Kerian ou Kerrien, un ermite du Vème siècle, né en Hybernie, qui aurait été enterré à Cléder. Il fut le compagnon de saint Ké ou Kénan, surnommé Collodoc lorsque celui-ci émigra en Armorique.

La paroisse de Querrien, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, s’est constituée au XIème siècle sur le territoire de l’ancienne paroisse primitive et gallo-romaine de Yuliac, voisine de Quimperlé, qui comprenait également Tréméven, Locunolé et Saint-Thurien. Yuliac est désigné également sous le nom de Niuliac dans le Cartulaire de Landévennec.

La paroisse du Querrien (Kerrien) est mentionnée en 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque, " Guillaume Ballec'h, paroissien de Kerrien (Querrien), diocèse de Quimper, âgé de 60 ans ou environ " (témoin n° 151) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves. 

Vers 1383, le fief de Queryen (ou Keryen) est annexé à la châtellenie de la Rochemoisan qui appartenait à cette époque à Jehan de Rohan depuis 1380 [Note : Rochemoisan avait été confisquée par le duc de Bretagne Jean IV sur la maison de Vendôme]. Le 24 juillet 1402, le sire de Guémené accorde à Jehan du Combout " sept vingt pas dans la forêt du Combout (en Querrien) pour lui servir de placis près sondit manoir lesquels seront bornés par le sire de Kerourcuff ". A partir de 1446, les fiefs de Queryen, Tréfaven et Rochemoisan sont réunis en une châtellenie. L'ensemble fera, vers 1570, partie de la " principauté de Guémené ". 

Querrien est érigé en commune en 1790, avec comme premier maire Mathurin Ladan.

On rencontre les appellations suivantes : Karian (vers 1330), Keryan (en 1368), Querrien (en 1382).

L'église Saint-Chéron (1740-1772).

Saint Chéron ou Chérant, martyr de Chartres au Vème siècle, a été substitué en 1687 à saint Kerrien, ermite et évangélisateur celte d'outre-Manche, mort en Bretagne, à Cléder, au Ve siècle, par le recteur Etienne Pégasse, qui, profitant de la similitude assonante des noms latins Kerianus et Cheronus, francise le nom du patron de sa paroisse en Chéron, saint connu dans la région de Chartres.

L'église, reconstruite entre 1740 et 1772, suit le plan d'une croix latine néo-romane. La nef à trois travées et six arcades repose sur des piliers cylindriques ; elle est bordée de bas-côtés. En 1840, un chœur profond la prolonge, fermé par un chevet à trois pans. Quatre chapelles agrémentent le chœur et le transept, et le clocher à flèche octogonale est flanqué de deux tourelles d'escalier octogonales et découronnées. L'intérieur est couvert de voûtes en bois décorées d'hermines et de fleurs de lis. Un ébéniste anonyme a sculpté les boiseries, les retables, l'autel du Rosaire et la chaire. Ce mobilier, au décor floral souligné d'or, contribue à l'unité de style de l'édifice.

Le clocher semi encastré est du type finistérien, a une galerie et une fausse galerie.
On y retrouve de nombreuses statues anciennes: Saint Corentin (très ancien bois), Saint Pierre et Saint Paul, en granit, Saint kerrien (plus récent), Saint Mélar, la Vierge Marie, Saint Sébastien, Saint Cornely et Sainte Anne. Saint Joseph en bois massif polychrome à pris sa place en 1981.

 

 

LE CALVAIRE

Après l’épidémie de peste et ses 330 victimes entre les mois de janvier 1870 et février 1871, l’abbé Bourhis, recteur, fit ériger un calvaire, à l’intérieur du cimetière qui entourait l’église jusqu’aux années 1920.
Les charrois effectués bénévolement par les paroissiens se faisaient à partir des carrières communales. Exception faite de la croix, ce calvaire est l’œuvre de maçons locaux. Il comprend :
- Un socle massif en pierres de taille, long de 4,20 m, large de 2,90 m et haut de 3,50 m.
- Six niches de 1,60 m de hauteur, sur un de large incorporées au massif : deux à l’est, deux à l’ouest une au nord et une au sud.
- Au-dessus du socle un bloc de pierres, pratiquement cubique, recevait le fût de la croix. La croix provient du chantier Larhantec de Morlaix. Elle est taillé et sculptée dans le granit de Kersanton, au grain fin de couleur noirâtre. Le fût à l’apparence d’un tronc ébranché et laisse apparaître des nodosités rappelant les blessures portées par les victimes de la peste bubonique. Au pied du fût, statues en granit de la vierge et de Saint Jean.
- Il fut inauguré en 1871 à la clôture d’une mission paroissiale. Solide comme un roc, dit-on, il fut tout de même victime d’une tempête en décembre 1925

 

 

La chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté (XVe siècle - 1662) 

La famille de Tinténiac de Quimerc'h à Bannalec, propriétaire du fief de Lézennet, fait élever au XVe siècle une chapelle privée placée sous le vocable de Notre-Dame-au-milieu-des-bois. Situé au carrefour de deux voies anciennes, le sanctuaire est offert au XVIIe siècle à l'abbé Flohic, recteur de Querrien, qui décide de le transformer : restauré en 1662, la date de 1662 est gravée sur un linteau de porte. l'édifice primitif est aménagé en transept et complété d'une nef à l'est, d'un chœur au chevet plat à l'ouest, et d'un clocher à lanternon octogonal et dôme. L'orientation traditionnelle vers l'est de cet ensemble est donc inversée, et la chapelle a la particularité de présenter au sud, sur sa façade la plus ensoleillée, un mur totalement aveugle.

Son mobilier est d’époque et ses statues sont très anciennes, toutes en bois polychrome, exception faite de Saint Joachim. Il s’agit : de la Vierge Marie, de Saint Jean, de l’évêque bénissant, de l’orant (personnage en attitude de prière) et de Saint Roch.
Possède également, dans le chœur, une piscine gothique, sous la boiserie du retable.
Une fontaine monumentale, avec enceinte située à quelque 300 mètres complète l’ensemble. Dans la niche, statue de Notre-Dame.
La partie ancienne conservée constitue le transept, c’est-à-dire les bras de croix de la chapelle actuelle. Elle était donc bâtie et orientée nord-sud, le chœur étant au nord.
La tribune, non en service actuellement, mais conservée en l’état, en fait l’originalité.

 

LA FONTAINE DE LA CLARTE 

La fontaine, située à quelque 300 mètres de la chapelle, a du être construite à la même époque, afin de pouvoir pratiquer un pèlerinage complet avec passage obligatoire à la source.
Dédiée à Notre-Dame de la Clarté, de nombreux pèlerins venaient humecter ou laver leurs yeux à la fontaine dans l’espoir de conserver une excellente vue ou de l’améliorer si besoin était.
On y vient encore de l’extérieur même si le nombre de pèlerins a sensiblement diminué.

 

 

LA CHAPELLE SAINT-JOSEPH

Dans la séance du 4 octobre 1891, le recteur mettait l’accent sur la nécessité de disposer, à proximité de l’église, paroissiale, un second édifice culturel, car selon lui: „ dans une commune de 3 500 habitants, il est indispensable de faciliter le déroulement des différentes activités culturelles. La difficulté majeure de cette construction aurait pu être le coût élevé de l’opération. Or, il se trouve qu’une famille aisée de la paroisse, les époux Le Gallic de Kervagat, s’engagea, dès que fut connu le projet, à mettre une somme qui représentait les deux tiers de la dépense globale.
Quant au terrain nécessaire à l’implantation du bâtiment, il fut également offert gracieusement, en partie par une religieuse de la famille Conan de Querrien.
La première pierre angulaire a été posée le 16 mars 1892 et la fin des travaux avec la bénédiction de cette chapelle se déroula le 16 mars 1893 un an jour pour jour.
Pendant de nombreuses décennies, elle a très bien rempli le rôle qui lui était fixé par le clergé, responsable de sa mise en œuvre.
Peu à peu, surtout après la seconde guerre mondiale, la diminution de la population s’accentuant, elle a perdu ses activités propres, et sans être officiellement désaffectée, elle ne participe plus à la vie religieuse de la paroisse.
Cette non-utilisation, proche de l’abandon, provoqua un vieillissement prématuré de l’édifice. Situé plein bourg, la municipalité propriétaire des lieux se devait de la remettre en état. C’est ce qui fût dans les années 1980 en remettant à neuf toiture et ouvertures.
Depuis quelques années, une nouvelle vie a vu le jour pour cette chapelle ! Elle est devenu la « bibliothèque » dans un cadre qui a une âme, de nombreuses manifestations culturelles y font le bonheur de tous.

 

 

LA CHAPELLE SAINT-ANNE


Il s’agissait dans ce cas particulier de remplacer la chapelle « neuve » de Quellébers qui, construite en 1661 menaçait de ruine. L’édifice prévu devait être plus modeste que l’ancien, mais situé en plein hameau de Belle-Fontaine, d’accès facile, ce qui n’était pas le cas pour ce rendre au vallon de Quellébers.

La construction fut achevée en 1949, exception faite du clocher qui dut attendre un financement complémentaire. Elle fut bénite par Monseigneur Fauvel le dimanche de la passion en 1949.
Le mobilier est, pour la plupart, très ancien. Il en est ainsi pour le crucifix, les statues en bois polychrome de sainte Anne, de la Vierge Mère (Notre Dame de Bonne Nouvelle) qui sont du 17ème siècle, du Saint Sauveur et de Saint Joachim. Les statues ont été restaurées à l’initiative de l’association Nature et Patrimoine de Querrien.
Il s’y déroule, le dernier dimanche de juillet, un pardon dédié à Sainte Anne, très suivi par de nombreux paroissiens demeurés fidèles à la mémoire de leur sainte patronne.

 

La croix de Kerant-Sparl (1543)

restaurée en 1904 

 

D'autres croix ou vestiges de croix :

La croix de la Clarté (1883 ou 1885), la Croix-Rouge ou Land Groez Ru (XVIème siècle), la croix de Kernec (XVIème, XIXème siècle), la croix du cimetière de Querrien (1922). A signaler également la croix de Kersuigon aujourd'hui disparue.


Le manoir de Kervagat (XVIIème siècle)

Ancienne propriété des Briant. L'ancien manoir de Kervegat est la propriété successive de Louis Pueril (en 1536), Yves Maurin (en 1640), Marie Claude Rouxel (en 1645), et de la famille Briand, branche cadette des Briand de Lanorgad (en 1750).
 


 
Le manoir de Penquélen (XVII-XVIIIème siècle)

Ancienne propriété des Briant. L'ancien château de Penquelen est la propriété successive des familles de Lamolen (en 1603, à Charles Lamolen), Coëtnours (vers 1647) et Briant (en 1668, à Jean Briant époux de Catherine de Coëtnours, dame de Penquelen). Le domaine de Penquelen, considéré comme bien national, est vendu en 1794 à Nicolas Cupillard de Quimperlé ;
 


 
La ferme Le Combout (XVIIIème siècle)

Ancienne propriété de la famille du Combout. En 1681, la maison noble du manoir du Combout possédé " sa cour close, chapelle, jardins, colombier, puits, prés, prairies, bois de haute futaye, sa métairie noble appelée métairie de la Porte et l'autre nommé la métairie Rohan contenant ensemble 200 journaux de terres tant froides que chaudes, y compris l'estang et le moulin proche de ladite maison du Comboult " (acte notarié). Plusieurs domaines dépendait de la seigneurie du Comboult (ou Combout) : les lieu-dits Kerantres ou Kerant Sparl, Kerestrou, Cosquer Coat-ar-C'hran, Minez, la Villeneuve, Coatourman Bihan, la Garenne, Kermabiou, .. . L'ancien château du Combout est la propriété successive des familles Combout (en 1426 et 1645), Le Rousseau (en 1651), Tinténiac (en 1659), Gaultron (en 1770) ;
 

 


Le four à pain de Le Combout (XVIIIème siècle) ; 
 
 
Le puits Le Combout (XVIIIème siècle) ; 
 
 
La maison du notaire (1754), propriété de Thomas Le Rumain, seigneur de Kerbiquet ; 
 
 
L'ancienne mairie (1867) ; 
 
 
Le four à pain de La Clarté (XIXème siècle) ;


 
 
15 moulins

dont le moulin à eau de Moguel, de Kerlevené, Donic, Mouhot, Neuf, Kerguiomarc’h, Renroux,…
 
 
A signaler aussi : 
 


 
Le site mégalithique de Kernobis

(dolmen de Kernobis) ;
 


 
L'ancien château de Coatourman

Propriété en 1637 de Louis Moutier et Perrine Collet appelés  " seigneur et dame de Kervagat château de Coatourman " ;
 
 


L'ancien château du Moguel

Propriété de la famille de Tinténiac dès 1623 avec Michel Colomban de Tinténiac. On y trouve mentionné Hyacinthe de Tinténiac, propriétaire des terres de Combout, en 1709 ;
 
 


L'ancien château de Kerguyomarc'h

Les seigneurs de Kerguyomarc'h avaient droit de prééminence dans la chapelle Notre-Dame de Lezennet. Propriété successive des familles du Combout (en 1537), Kerlech de Quistinic (en 1643), Le Gac (en 1678, suite au mariage de François Le Gac de la Porte Blanche et Renée de Kerlech), Quillien (en 1691), Chefdubois (en 1700), Peletier (en 1717), Kervenoazel (en 1723), de Verdière (vers 1771), Coatarel (en 1780). A noter que Joseph Hyacinthe de Chedubois, époux de Françoise Charlotte de Verdière, décédé en 1769, est inhumé en son enfeu dans l'église de Querrien ;
 


 
L'ancien château de Lehec

Propriété successive des familles Fournoir (avec Renée Fournoir en 1605), la Teste (avec René de la Teste et sa femme Marie Hubry, en 1636), Lestec (avec Jacques de Lestec, en 1691) ;
 


 
L'ancien château de Luhédec.

Propriété de la famille Le Melyr au début du XVIIème siècle ;
 
 


Les mottes féodales de Botlan, Kerivarch et Restrenot ;
 
 
La stèle de Kervagat (âge du fer) .

 

 

Les monuments :

 

 

 

KERBOZEC


1) MONUMENT

Il s’agit d’une croix (croix en fer avec socle comportant les noms des trois victimes) implantée sur le talus juste à l’entrée du village de Kerbozec.
Elle fut mise en place dès la fin de la deuxième guerre mondiale par la famille FICHE en souvenir du chef de famille assassiné par les Allemands le 29 juillet 1944.

2) LES RAISONS DE SA CONSTRUCTION

Le 10 juillet 1944, trois membres du JEDBURGH "Groupe Françis" furent parachutés aux abords du château de Boblaye à MESLAN (56). Il s’agissait du major anglais Ogden SMITH, de son sergent radio DALLOW et du capitaine français LE BORGNE, alias LE ZACHMEUR. Leur mission : programmer les parachutages du secteur.
D’abord dirigé sur le maquis de Rosgrand à ARZANO (29), ce groupe étoffé du sergent SAS MIODON et du second maître de la marine nationale LE GUYADER partageait ses activités entre ARZANO et GUISCRIFF (56).
Le 28 juillet il est conduit de Rosgrand à Kerbozec en QUERRIEN (29) d’où il devait ensuite être convoyé par le groupe de QUERRIEN sur GUISCRIFF.
Le 29 juillet en fin d’après midi, Kerbozec fut attaqué par d’importantes forces allemandes. Le major Ogden SMITH et le sergent MIODON furent tués à leur poste de combat, le second maître LE GUYADER quoique grièvement blessé échappa aux recherches.
Le propriétaire de Kerbozec, Monsieur FICHE un agriculteur de 70 ans fut assassiné et sa ferme incendiée.
Cette croix où sont inscrits la date des faits et le nom des victimes est là pour nous rappeler leur sacrifice.

3) L’ACTUALITÉ DU MONUMENT

Ponctuellement une cérémonie programmée conjointement par la municipalité et l’association des anciens combattants s’y déroule, en principe le 8 mai (une année sur deux en alternance avec la cérémonie de KERSTANG COMBOUT).
Le monument est entretenu par les soins de la municipalité.
Il n’y a ni livre, ni brochures, ni panneaux explicatifs sur ce sujet. Toutefois ce fait de guerre est développé dans la « Monographie sur la commune de QUERRIEN ».
Ce monument n’est pas et ne peut d’ailleurs pas être contesté car il s’agit de l’évocation d’un temps fort de la résistance.  

 

KERSTANG COMBOUT

1) MONUMENT

Le monument de Kerstang Combout a été érigé par les A.C.P.G. DE QUERRIEN sous l’impulsion de son président de l'époque "Jean Le Goff et le concours de la municipalité".
Il s’agit d’un ouvrage en granit comprenant une assise à quatre marches surmontée d’une croix antique découverte lors de travaux de terrassement communaux. Une plaque gravée comporte le nom de six victimes.
Il a été inauguré le 30 juillet 1967 en présence des élus.

2) LES RAISONS DE SA CONSTRUCTION

Le 11 juillet 1944, six résistants parmi les prisonniers du FAOUËT (56) sont sortis de leur geôle et ont été fusillés dans un chemin creux au village de Kerstang Combout en QUERRIEN (29)
Il s’agissait de :
- CHRISTIEN Louis 19 ans de Lanvénegen (56)
- COIGNEC Jean 22 ans de Ploemeur (56)
- HELLO Vincent 20 ans de Plouay (56)
- QUINTRIC Francis 24 ans de Millionnec (22)
- LE SAUGE Jules 25 ans Lanvénégen (56) - Un militaire non identifié.
Ce monument est là pour rappeler le sacrifice de ces résistants.

3) L’ACTUALITÉ DU MONUMENT

Ponctuellement, une cérémonie programmée conjointement par la municipalité et l’association des anciens combattants, s’y déroule, en principe le 8 mai (une année sur deux en alternance avec la cérémonie de KERBOZEC).
Le monument est entretenu par les soins de la municipalité.
Il n’y a ni livres, ni brochures, ni panneaux explicatifs sur ce sujet. Toutefois ce fait de guerre est développé dans la « monographie sur la commune de QUERRIEN ».
Ce monument n’est pas et ne peut d’ailleurs pas être contesté car il s’agit de l’évocation d’un temps fort de la résistance

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